BUG | A PROPOS
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JOURNAL DE LA CULTURE NUMÉRIQUE

Comment internet pourrait donner corps à des outils de relations ? Les outils numériques apportent des propositions plus vastes, plus rapides, comment les mettre en lien avec des projets collaboratifs pour la ville avec les habitants, dans les villes? L’expression est-elle plus facile à l’écrit, via le numérique, ou en public, via la parole? Le numé- rique accompagne-il les métiers ou est-ce qu’il efface les métiers? Machine à effacer ou à conserver? Qu’est-ce que ça veut dire un outil d’information qui produit autant de mots nouveaux qui sont une succession d’appellation ? Comment les associer pour en un faire en langage, en créer une grammaire ? Comment redonner du corps à la lettre ou de l’être à l’internet ? L’expression est le passage obligé des idées.


La culture numérique est un moyen très productif où l’information est inflationniste et qui par son immédiateté rend le présent perpétuel. La culture numérique est encore liée à la culture industrielle, donc par défaut avec une productivité rentable.



« Plus la technique développe la diffusion des informations (notamment les images) plus elles fournissent les moyens de masquer le sens construit sous l’apparence du sens donné » un paradoxe historique développé par Roland Barthes.



JOURNAL DE LA CULTURE NUMÉRIQUE



Créer un journal comme moyen pour mobiliser les acteurs du numérique et partager le sujet avec la population. À travers une publication d’un journal pour former des citoyens aux enjeux en requalifiant le sens de l’information et indiquer l’évolution des outils, des usagers, des émetteurs, des coordinateurs.



Ce journal se propose de recenser des informations sur la culture du numérique. Chaque numéro se développera autour d’un thème.

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LE PROJET

Dans la réflexion autour des humanités numériques, nous sommes partis de la nécessité de trouver un outil qui permettrait de faciliter l’accès aux mots du numérique. L’émergence d’un nouveau lexique surtout manié par des experts contribue à éloigner, parfois à décourager les laissés pour compte de cette culture nouvelle. « Plus la technique développe la diffusion des informations (notamment les images), plus elle fournit les moyens de masquer le sens construit sous l’apparence du sens donné »[1], notait Roland Barthes. Il fallait donc créer sur un support imprimé un périodique qui propose de définir et transmettre les mots du numérique : le journal BUG entend mobiliser les acteurs du numérique pour qu’ils s’adressent au plus grand nombre.

Ecrire ensemble

Chaque numéro se développe autour d’un thème : le langage (n°1), apprendre à apprendre (n°2),  les biens communs (n°3), la consommation (n°4).

Les rubriques alternent citations,  paroles  d’usagers issues d’ateliers d’écriture, un article scientifique synthétisé, un point juridique,  l’histoire d’un mot, un glossaire et enfin des ressources pour mettre en place une médiation autour du sujet traité.

Nous prônons un humanisme numérique[2], où la parole du chercheur dialogue avec celle du néophyte, et inversement, nous vulgarisons la parole complexe des spécialistes.

Les mots nouveaux, parfois exotiques et ludiques, ne sont pas une propriété réservée aux technologues : ils témoignent d’une créativité collective étonnante. Des ateliers d’écriture vont avoir lieu dans le réseau de lecture publique du Val-de-Marne.

Lire différemment

BUG tente de donner à tous les moyens de faire une analyse critique afin de développer une véritable littératie numérique. Il s’agit de dépasser le clivage lecture approfondie / zapping en proposant un design de lecture. De la version papier, on peut passer à une lecture augmentée, via des QR codes assumés comme éléments graphiques à part entière. Objet atypique, BUG redonne sa place au typographe qui est aussi infographiste.

Éditer collectivement

Large, avec un mot-affiche en page centrale, BUG s’expose dans l’espace public, il peut aussi se lire encarté dans une autre publication. Il espère contribuer à former un citoyen éclairé sur les enjeux technologiques et sociaux. Il est l’oeuvre d’une collaboration avec des associations et collectivités qui ont accepté de renoncer à leur logo. Il enregistre les traces d’une culture numérique, sans dépendance à l’actualité. C’est un projet politique qui vise le bien commun.

[1] Roland Barthes, L’obvie et l’obtus, Seuil, 1982.

[2] Milad Douehi : la grande conversation numérique, 2011 – Pour un humanisme numérique, 2011

<Comité de pilotage>

/ Nathalie Caclard (Conseillère culturelle numérique – Val de Marne ) / Gérard Paris-Clavel (Atelier du bonjour) / Isabel de Bary (Atelier du bonjour) / Damien Panerai ( Passeur de pixels) / Manuel Del cerro (chargé du dev numérique à la médiathèque de Fontenay-sous-Bois) / Amaury Frruchard (Association des jeudis des EPN) /

< Conception gaphique de la revue >

ATELIER DU BONJOUR